Leçon de marketing

Il est une éternelle problématique pour l’entrepreneur : se rendre visible sur le marché.

C’est la définition même du marketing aidé d’outils publicitaires, de promotion, de visibilité et d’image.

Le marketing viral est plus qu’une mode, c’est une tendance palpable.
Lorsque la vidéo est bien faite, cela donne cela :

Grasshopper signifie sauterelle ou criquet si vous préférez. C’est aussi une entreprise qui propose des services de téléphonie à destination des entrepreneurs (grasshopper.com), clairement visés par cette vidéo.

A la question de savoir si vous pouvez le faire… creusez vos méninges pour un scenario funky, mettez 5 000 euros de côté et lancez-vous sans vous ruiner : un cameraman, un preneur de son, deux « acteurs », un monteur et la vidéo-buzz fût.

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Laisse-moi rêver… laissez-moi entreprendre

L’entrepreneur que je suis a été récemment confronté, depuis que j’ai arrêté ma première entreprise (qui n’a pas atteint le seuil de rentabilité), que j’ai pris un job salarié pour vivre (directeur de magasin « Le Repaire de Bacchus ») et que je développe tout de même une nouvelle activité, dans le monde du vin, en auto-entrepreneur (statut que j’eu critiqué dans un précédent post) activité qui d’ailleurs démarre fort (fort de ma première expérience [effet de style]), en bref j’ai été confronté à des « tu as enfin une vie normale, tu travailles ».Parce qu’on est salarié, on est normal. Parce qu’on est entrepreneur on ne travaille pas.

Stupéfiante analyse que celle de personnes qui n’ont jamais imaginé autrement leur vie que par le confort matériel apporté assurément par la tranquillité d’un CDI. Vive la France, pays en voie de sous-développement (mais c’est un autre sujet).

Pour répondre à ceux qui pensent que rêver est un crime, je leur confirme qu’il est indissociable de la vie difficile d’un entrepreneur, surtout lorsqu’il commence. Il ne tient que par le rêve (je ne mentionne pas les fils à papa [certains sont respectables] qui tiennent par papa, bien évidemment). David Bornstein vous explique cela mieux que moi :

« Il y a des entrepreneurs à de nombreuses échelles. Certains créent de petites structures, certains des moyennes, d’autres des grandes. La différence réside dans ce qui est le plus important pour eux dans la vie, jusqu’à quel point se permettent-ils de rêver, et où s’arrêtent-ils sur ce chemin.

Sans aucun doute, des millions de micro-entrepreneurs d’Afrique, du Bangladesh et partout à travers les pays en développement forment d’importants groupes de potentiels inexploités et sous-utilisés. »

Pour ceux qui se demandent pourquoi ma première entreprise ne s’est pas envolée vers les seuils de la rentabilité, David Bornstein vous explique :

« Les entrepreneurs réussissent uniquement selon leur capacité à rassembler des hommes et des femmes aux talents et compétences différents, qui construisent, ensemble, des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire seuls. Les entrepreneurs sont des catalyseurs organisant les ressources. On a besoin de beaucoup de mains travaillant ensemble pour réaliser un changement qui soit significatif. »

Seul ou mal accompagné, on n’arrive à rien (et c’est aussi un autre sujet).

Merci David B.

Son blog http://davidbornstein.wordpress.com

Sa vie http://en.wikipedia.org/wiki/David_Bornstein

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Starbucks style

En fouillant dans les souvenirs de mon séjour au Canada lors de l’été 2007 et en rapport aux commentaires laissés par les lecteurs de jmblc.com, une petite note pour les amoureux de Starbucks qui doivent se résoudre à postuler directement auprès du groupe… car Starbucks ne fait pas de franchise.

Vous êtes amoureux de l’odeur suave du café chaud et gourmand de Starbucks ?

Au Canada, Starbucks n’a pas le monopole ! loin de là. Amateurs de café, prêtez bien attention à ce qui suit.

Nous pouvons classer les coffee shop en trois catégories :

Les Low Cost provider : Tim Hortons ou Timothy’s Coffee

Il s’agit de l’endroit où vous pourrez trouver les cafés les moins chers de tout le Canada ; l’endroit où vous trouverez le plus de beaufs, l’endroit où vous vous direz « c’est du café ça ?!? », l’endroit où la crème fouettée sera votre meilleure amie, l’endroit où vous chercherez un siège propre.

Deux Tim. Soit ce sont les même, soit ils sont frères. Jumeaux peut-être. Qui sais ? Google doit savoir. Je le googlerai plus tard (‘sont forts ces américains.)

Les Brand Name supporters : Second Cup

Second Cup est tout simplement la marque canadienne, LA chaîne de café que tout bon canadien, patriote et défenseur des couleurs du pays, se doit de consommer. En gros, c’est un Starbucks marron. Vous remplacez le vert du Starbucks par le marron de Second Cup. Vous changez le logo et vous vous dites moins capitaliste.

Jouer la carte du nationalisme marche plutôt bien. Au moment où j’écris ces mots, je suis dans un Second Cup accompagné d’un Chiller Chilatte. Slurp… finis !

Le Premium: Starbucks Coffee

Si vous êtes esprit jeune ou êtes urban style ou êtes cadre dirigeant à la Défense ou fan d’Apple ou Américain, alors vous connaissez le concept. Si vous êtes tout cela à la fois, alors vous êtes le gérant.

Sinon, vous êtes juste normal. La honte !!

Le reste n’est que vile supercherie : Coffee Time et autres chaînes industrialisant les rencontres entre amis.

Où sont donc passés nos bons vieux comptoirs pionniers d’autrefois ?

Au final, vive le bistrot à la française !

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« Chez Maître Paul » sucks

Je sors d’un rendez-vous avec le tenancier de « Chez Maître Paul », suite à plusieurs conversations téléphoniques pour réaliser un évènement chez ce Monsieur (qui n’est pas Maître Paul mais un Monsieur dont je tairai le nom pour son bien) et là…

Vomissements syllabiques, dont s’échappe un « ça ne m’intéresse pas ».

Etonné de ce qu’il vient d’expectorer (le tenancier, le « patron »), je lui demande « Pourquoi m’avez-vous fait venir ? d’autant plus qu’au téléphone vous me disiez par deux fois être d’accord ». Il hausse le ton et à travers ses onomatopées éructives, sort un « baaaaah pace queuh… bon… moi je veux gagner plus d’argent ! ».

Noble ambition Cher Monsieur, 800 euros laissés dans votre restaurant ne vous suffise pas, très bien, ayez la politesse de me prévenir avant ce rendez-vous inutile à nos deux personnes.

Ce Monsieur qui tient également la brasserie des Racines dans le sixième arrondissement de Paris (rue Racines), tient visiblement l’enseigne « Chez Maître Paul », en apparence qualitative.

« Non loin de Saint-Germain des Prés, proche du Théâtre de l’Odéon, et du jardin du Luxembourg, dans le quartier des grands éditeurs, notre sobre salle à manger aux grands miroirs et boiseries, décorée de tableaux contemporains, est calme et reposante. Des hors-d’oeuvre aux desserts, la cuisine de Franche-Comté triomphe dans la saveur authentique de produits et de vins issus d’une région où la table est un mouvement du coeur. »

Société d’apparence ! qui m’induit en erreur d’autant que cet endroit figure dans le guide « best restaurants in Paris ».

Le professionnalisme pousse à se remettre en question et se dire « peut-être me suis-je mal fait comprendre » ou « je me suis mal exprimé ». Non ! 16 autres restaurants m’ont tout à fait compris et j’ai d’ailleurs déjà réservé au sein d’un joli lieu Parisien qui m’a répondu par la positive comme bien d’autres.

Alors pourquoi ce coup de gueule ?

Parce que dire « non » n’est pas grave, chacun fait du business comme il l’entend et tant pis pour les nombrilistes qui s’auto-entendent sans tirer enseignement de la voix du client.

Simplement, Maître Paul, entend ses quelques conseils :

- ne fait pas perdre ton temps à tes clients potentiels

- sois présent au lieu du rendez-vous, surtout si tu l’as fixé

- sois présent à l’heure du rendez-vous, surtout si tu l’as fixé

- ne change pas d’avis sans prévenir le principal concerné : ton client !

- n’entraîne pas ton client dans une course d’orientation urbaine qui l’amène à mener une enquête pour savoir « où est celui qui m’a convié dans son restaurant pour un rendez-vous ? »

- change de stratégie. Ce n’est pas la première fois que j’entends de pseudo professionnels du métier peu scrupuleux dire « tu as la maîtrise de l’évènement, c’est toi le prestataire, c’est toi qui commande. Repousse la rencontre avec ton client jusqu’à la dernière minute pour qu’il se retrouve « dos au mur ». Ne pouvant plus faire machine arrière, il acceptera toutes tes conditions ».

- enfin, retiens que « le client est roi », cela est d’autant plus vrai aujourd’hui, car grâce à Internet, tout se sait…

Quoi qu’il en soit, « Chez Maître Paul » la nourriture est peut-être correcte (je n’y ai jamais mangé), mais il est difficile de dissocier l’Homme de son œuvre.

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