Le Salon des Entrepreneurs ouvre ses portes du Mercredi 4 au Jeudi 5 février 2009 au Palais des Congrès à Paris, et nous présente à l’affiche : le Staut d’Auto-Entrepreneur.

Ce statut est le fruit de la loi de Modernisation de l’économie, adoptée le 22 juillet 2008 et promulguée le 5 août 2008.

Qu’est-ce que ce statut plébiscité par notre cher gouvernement depuis septembre 2008 ?

Rassurez-vous, je ne vais pas m’étendre sur les caractéristiques “techniques” du statut (dont vous trouvez le résumé en 10 points sur le doc suivant : doc suivant), simplement tenter de comprendre la plus-value apportée par un tel projet.

Ce statut est sensé simplifier la création d’une activité, donc booster la création d’entreprise qui n’est autre qu’une création de valeur, donc injecter des ressources financières dans l’économie (autrement dit de l’huile dans les rouages de la mécanique), donc d’un point de vue macro-économique (passé par les raccourcis d’une réflexion que le support blog ne permet pas) : générer de la croissance pour le pays ! youpi !

Certes, le statut d’auto-entrepreneur vous évite de pointer au Greffe du Tribunal de Commerce de votre lieu d’établissement et vous fait ainsi économiser du temps et entre 65 et 200 euros TTC de formalités administratives,

Certes, le statut d’auto-entrepreneur peut vous éviter de payer un impôt sur les bénéfices A CONDITION d’opter pour le régime micro-fiscal simplifié et micro-social simplifié et A CONDITION de remplir les CONDITIONS fiscales indiquées… ce qui nous fait beaucoup de “CONDITIONS”,

Certes, vos obligations comptables sont allégées,

Certes, votre responsabilité illimitée peut être limitée en effectuant devant notaire une déclaration d’insaisissabilité de votre résidence principale et de tout bien immobilier non affecté à votre usage professionnel… ce qui effectivement prend tout son sens quand ce même statut facilite l’utilisation de son habitation comme local professionnel (facilitation = pas de déclaration nécessaire contrairement à d’autres statuts) et qui bien évidemment prend tout son sens quand on ne sait pas que l’auto-entrepreneur est quelqu’un qui “roule sur l’or” [ironie quand tu nous tiens…],

Quelle modernisation incroyable !… un véritable pas en avant !… notamment quand on sait que : en fait le régime fiscal de l’auto-entrepreneur est le même que celui de la micro-entreprise (”tout pareil”) et que finalement quelle différence y a-t-il entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur ?

Deux !

1. auto-entrepreneur : pas de chiffre d’affaires = pas de charges
2. auto-entrepreneur : pas d’immatriculation au RCS = pas de numéro de SIRET

si je suis déjà lancé, c’est bien, j’harmonise mon activité aux yeux de l’Etat et j’existe à ces doux yeux de gentil associé (obligatoire).
si je veux me lancer, je ne m’immatricule pas au RCS, je n’ai pas de numéro de SIRET, je ne suis pas crédible, je n’ai pas de chiffre d’affaires… GENIAL ! je ne paie pas de charges.

Le statut d’auto-entrepreneur serait-il un moyen de blanchir l’argent généré au noir par certains étudiants, artisans et “petit-boulotiers” sur de l’activité déjà existante ?

janvier 7th, 2009Sans idée ? Cent idées !

Beaucoup pensent créer leur entreprise “plus tard”, dans l’attente que l’idée innovante qui assurera à leur entreprise la pérennité surgisse d’on ne sait où, au hasard d’on ne sait quelle circonstance.
En fait le statut de chef d’entreprise est admiré et il est normal que nous ayons donc (tous ?) envie d’être “patron” et cela n’a rien à voir avec la définition de l’entrepreneuriat.
Les individus désireux de créer une entreprise, leur entreprise, passeport d’entrée au “club des patrons” ne sont pas des entrepreneurs. L’entrepreneur est “patron” à défaut, ou si vous préférez pour un entrepreneur “être patron” est une conséquence de son entreprise et non un but.

Je désire créer mon entreprise ; ai-je les leviers suffisants à ma disposition : levier financier ? levier technique ? levier temporel ?..
Mauvaise question !
J’ai le levier le plus important pour entreprendre : ma volonté… ou je ne l’ai pas et je passe.

Je désire créer mon entreprise ; oui, mais je n’ai pas d’idée.
Mauvaise réflexion !
J’ai déjà l’idée : celle de devenir indépendant.

L’entrepreneur développeur, l’entrepreneur facilitateur, l’entrepreneur fonceur… peut être sans idée (innovante), cent lui viendront ensuite. Au commencement on se plaint de n’avoir aucune idée. On se plaint par la suite d’en avoir trop à concrétiser !

Jeune, vous ne vous posez pas de question une fois plongé dans le quotidien… ou dans ce cas, lancez-vous vite, l’entrepreneuriat vous prend.
Salarié, vous êtes en poste et avez bien fait un choix un jour ou l’autre : devenir salarié de l’entreprise que vous avez choisi ! Alors pourquoi ne pas déplacer légèrement le curseur de ce choix et se lancer ?
Entrepreneur, vous savez que rien n’arrive à ceux qui ne font rien, ni l’idée, ni le souci. Aussi, vous vous êtes lancé et avez cent idées.

Vous avez l’envie ?

Plutôt que de regarder le ciel et les espérances d’une idée qu’il échapperait par gentil miracle sur votre tête, regardez autour de vous. En l’entreprise on recherche des associés, des partenaires ou de la main d’œuvre volontaire et efficace (qu’elle soit micro, petite, moyenne, grande, non-lucrative, folle…)… Vous y rencontrerez d’autres personnes, partagerez leurs succès et leurs problèmes, et y apporterez votre vision pour les résoudre.

Ces expériences vous permettront de vous enrichir, d’élargir votre champ de vision pour enfin cerner cette fameuse idée innovante que vous attendez tant pour lancer votre propre aventure humaine, votre propre entreprise…

Et si encore vous doutez, comparez :

- faut-il avoir une idée pour créer son entreprise ?
- faut-il avoir une idée pour devenir salarié ?
- faut-il avoir une idée pour enfin se prendre en charge ?

Réponse : pour avoir l’idée, mouiller votre chemise. Pour mouiller votre chemise, jetez vous à l’eau.

janvier 3rd, 2009Quand on est…

Quand on est jeune, on se dit… “qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?” et puis on ne sait pas alors on avance dans sa vie, on avance, on avance et on se rend compte que nous avons construit quelque chose : “j’ai un appart’ plutôt sympa, ma copine me gave un peu mais ça va, mes parents me laissent tranquilles (ce qu’il faut de tranquille), mon taf est plutôt cool, et je gagne suffisamment de blé pour sortir avec mes potes… une vie pépère en somme !”.Oui.

On se lance et on ne s’en rend pas compte, car c’est vital ! Nous y sommes obligés.

Quand on est jeune entrepreneur, on ne se dit pas… “qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?” et puis on sait qu’on avance dans sa vie, on avance, on avance et on construit chaque jour ce pont qui nous relit à la vie : “j’ai un matelas plutôt sympa, ma copine me gave…ra quand j’en aurai une, mes parents ne me laissent pas tranquille, mon taf… mon taf… est GENIAL même si je ne gagne pas suffisamment de blé pour sortir avec mes potes, je sors quand même avec eux, je vis une aventure humaine extraordinaire, ce qui me rend extraordinaire… une vie intense !”.

Oui.

On ne se lance pas parce que c’est vital, on s’en rend compte et entreprendre devient génial.

Quand on est entrepreneur, on se dit… “qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ?” et puis on rencontre de jeunes loups (néanmoins sympathiques), on les fait avancer, on sait qu’on les fait avancer dans leur vie, et on se rend compte qu’ils construisent quelque chose d’extraordinaire dans une aventure humaine dans laquelle on est aussi embarqué… ce qui redonne du goût à notre vie… une vie de pépère intense !”.

Oui.

On se lance, on est lancé et on ne s’arrête plus une fois y avoir goûté. C’est ça l’entrepreneuriat.

Les 3 scénarios diffèrent d’un Homme à un autre, on y retrouve toutefois un squelette commun, une ligne commune.
Les 3 moralités (sans moral) sont, elles, universelles.

Bonne Année 2009.

« Planifiez votre travail et travaillez votre plan. »

Que cela signifie-t-il ? C’est justement ce que nous sommes en train de faire. La route de l’entrepreneur est longue, pas de cette longueur dont on veut toucher la fin, elle est longue, large, à mille voies et sans limitation de vitesse. Elle n’a pas de fin.

Avoir des ressources avant de vous lancer dans cette course de fond, ce marathon pour lequel votre esprit vous porte sur les hanches de vos pensées, nécessite un entraînement constant, un équipement adapté, idéalement un entraîneur.

Beaucoup hésitent et abandonnent avant même de se lancer. Les starting blocks ne désemplissent pas, les candidats s’agitent et peuvent se cassent une jambe sur la ligne de départ, beaucoup sont essoufflés avant l’arrivée. De là, comment se lancer dans une « entreprise » qui monopolisera tout notre temps alors que nous devons par ailleurs gagner notre vie ?

En évitant justement qu’elle monopolise tout notre temps et en concentrant son énergie sur un point, toute son énergie, votre « entreprise » aboutira. Certains concepts insuffisamment appliqués dans le monde des affaires permettent pourtant de mieux le comprendre, de mieux le comprendre que vos concurrents :

Il partit comme un trait; mais les élans qu’il fit

Furent vains : la tortue arriva la première.

“Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?

De quoi vous sert votre vitesse ?

Moi l’emporter! et que serait-ce

Si vous portiez une maison ?”

Jean de la Fontaine

Ayez une approche systématique, concentrez vous sur un point, résolvez le, passez au suivant. Il s’agit d’avancer par étape, de découper par étape. Comme le dit Pierre-Olivier, mon ami entrepreneur : « certains regardent le sommet de la montagne et se disent qu’ils n’arriveront jamais à l’atteindre ; moi je regarde son flanc et trouve le chemin menant au premier relais ».

Pour mener son entreprise de son commencement à sa fin, il faut donc inventorier le strict nécessaire: se nourrir et dormir sous un toit, pour nous ce strict nécessaire se nomme « l’alimentaire ». Certes les solutions sont différentes selon que vous soyez encore étudiant ou non, chez vos parents, mariés, divorcés, avec ou sans enfant, en bref tous les critères qui font que vous ne comprenez rien aux impôts.

Vous êtes entrepreneur dans le business, soyez le dans votre vie. Il est coutume d’entendre « il faut toujours faire la part entre le pro et le perso », oui ! et non. En phase avec vous-même, avez-vous pensé à votre entourage ? Vous aurez (certainement) besoin de lui pour garantir « l’alimentaire », alors assurez vous qu’il comprenne ce que vous faites. Le « J’habite chez une copine » façon Michel Blanc peut-être pas (quoi que ?), simplement qui n’a pas entendu lors du repas dominical “tu travailles pour qui maintenant ?”, “tu as créé ton entreprise je sais mais tu fais quoi pour gagner sérieusement ta vie ?” et ce parfois dans la même phrase, par les même personnes au cours du même repas pour les même raisons.

Une fois « l’alimentaire » garni, vous pouvez vous concentrer sur : le business, les affaires, le biz’, la création d’une société ou tout simplement faire ce qu’il vous plait, c’est le plus important.

“Find something that grabs you!”

dixit Steve Ballmer,

“Find something that feeds you!”

me répondent mes proches.

Quelque soit votre projet, assurez vous un niveau de vie minimum > réfléchissez > agissez, c’est cela planifier son travail. Remettre sans cesse à jour cette chronologie, c’est cela travailler son plan.


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