Laisse-moi rêver… laissez-moi entreprendre

L’entrepreneur que je suis a été récemment confronté, depuis que j’ai arrêté ma première entreprise (qui n’a pas atteint le seuil de rentabilité), que j’ai pris un job salarié pour vivre (directeur de magasin « Le Repaire de Bacchus ») et que je développe tout de même une nouvelle activité, dans le monde du vin, en auto-entrepreneur (statut que j’eu critiqué dans un précédent post) activité qui d’ailleurs démarre fort (fort de ma première expérience [effet de style]), en bref j’ai été confronté à des « tu as enfin une vie normale, tu travailles ».Parce qu’on est salarié, on est normal. Parce qu’on est entrepreneur on ne travaille pas.

Stupéfiante analyse que celle de personnes qui n’ont jamais imaginé autrement leur vie que par le confort matériel apporté assurément par la tranquillité d’un CDI. Vive la France, pays en voie de sous-développement (mais c’est un autre sujet).

Pour répondre à ceux qui pensent que rêver est un crime, je leur confirme qu’il est indissociable de la vie difficile d’un entrepreneur, surtout lorsqu’il commence. Il ne tient que par le rêve (je ne mentionne pas les fils à papa [certains sont respectables] qui tiennent par papa, bien évidemment). David Bornstein vous explique cela mieux que moi :

« Il y a des entrepreneurs à de nombreuses échelles. Certains créent de petites structures, certains des moyennes, d’autres des grandes. La différence réside dans ce qui est le plus important pour eux dans la vie, jusqu’à quel point se permettent-ils de rêver, et où s’arrêtent-ils sur ce chemin.

Sans aucun doute, des millions de micro-entrepreneurs d’Afrique, du Bangladesh et partout à travers les pays en développement forment d’importants groupes de potentiels inexploités et sous-utilisés. »

Pour ceux qui se demandent pourquoi ma première entreprise ne s’est pas envolée vers les seuils de la rentabilité, David Bornstein vous explique :

« Les entrepreneurs réussissent uniquement selon leur capacité à rassembler des hommes et des femmes aux talents et compétences différents, qui construisent, ensemble, des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire seuls. Les entrepreneurs sont des catalyseurs organisant les ressources. On a besoin de beaucoup de mains travaillant ensemble pour réaliser un changement qui soit significatif. »

Seul ou mal accompagné, on n’arrive à rien (et c’est aussi un autre sujet).

Merci David B.

Son blog http://davidbornstein.wordpress.com

Sa vie http://en.wikipedia.org/wiki/David_Bornstein

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