Définition d’un entrepreneur par Internet

entrepreneur /ɑ̃t.ʁǝ.pʁǝ.nœʁ/ masculin, entrepreneuse /ɑ̃t.ʁǝ.pʁǝ.nøz/ féminin

  1. Celui, celle qui fait métier d’entreprendre un travail de construction, de terrassement ou de quelque nature que ce soit, quelque service destiné au public.

    Entrepreneur de maçonnerie, de serrurerie, de peinture.
    Entrepreneur de transports, de roulage.
    Entrepreneur de spectacles.

  1. Quand il s’agit d’une Femme, il s’applique généralement à Celle qui entreprend quelque travail de couture et qui emploie plusieurs ouvrières.

    Entrepreneuse de confection.

Source : fr.wiktionary.org/wiki/entreprendre

En effectuant une recherche sur l’étymologie du mot « entrepreneur » (on s’occupe comme on peut), j’ai trouvé cette définition d’un dictionnaire libre online. Soyons clairs, cette définition symbolise l’idée que se fait la majeure partie de la population à propos de l’entrepreneur. Cette définition n’est pas fausse, mais elle est incomplète et souligne la considération portée généralement à nos créateurs d’emploi.

93% des entreprises en France sont des TPE à un salarié, voire juste un patron. Dans cette vaste petitesse, nous sommes loin du cliché du patron voyou que le voyeurisme populaire aime à se représenter. Ce sont des fantasmes que l’ignorance arbore et la connaissance abhorre. Seulement celle-ci n’étant pas inné, il m’a fallu effectuer une recherche plus approfondie pour trouver la définition suivante de « entrepreneur/euse » :

n. XIIIe siècle, entreprendeur, « homme entreprenant ». Dérivé du radical du participe présent d’entreprendre.

  1. Personne qui dirige une entreprise commerciale ou industrielle privée, où elle emploie une main-d’œuvre salariée. Entrepreneur en matériel électrique. Entrepreneuse de confection. Un petit, un gros entrepreneur (on dit aussi Chef d’entreprise).
  2. Dirigeant d’une entreprise qui s’engage par contrat à fournir des denrées, des services, à effectuer certains travaux, notamment des travaux de construction. Entrepreneur de transports, de roulage, de déménagements. Entrepreneur de spectacles. Entrepreneur de pompes funèbres. Entrepreneur de maçonnerie, de serrurerie, de peinture. Entrepreneur en bâtiment, entrepreneur de travaux publics. Souvent employé sans complément. Réunion de l’entrepreneur et de l’architecte. Devis de l’entrepreneur.

Source : http://www.patrimoine-de-france.org

Satisfaisant ? Pas vraiment. La première phrase représente ce que cette définition offre de mieux par rapport aux autres. Un entrepreneur au sens large est un homme d’action qui transforme une idée en une activité concrète.

Nous pourrions en débattre des heures, en ajoutant les connotations négatives que l’on trouve dans telle ou telle définition. C’est inutile. Nous en revenons en effet sans détour à un constat, un non-sens déjà exprimé par Alain Fayolle : « confondre les notions d’entrepreneur et de chef, ou de dirigeant d’entreprise constitue un non-sens. ». Avec de l’information large, sans autre fondement que le bon savoir de l’internaute, nous baignons en plein dedans.

Au final, je m’oriente sur une bibliothèque pour trouver l’étymologie du mot entrepreneur, du mot entreprendre (et peut-être arriver enfin à rédiger un article intéressant).

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« A cup of tea? NO! I prefer coffee. »

Aujourd’hui j’ai croisé un fashion-boy aux accents Nord-Américains : son style, sa démarche, et sa tasse en carton-pâte Starbucks. Cela m’a rappelé mon séjour estival au Canada et aux Etats-Unis.

De Toronto à Chicago en passant par Montréal et Ottawa, la croissance florissante de ces cafés vous pousse à croire que l’on ne peut boire que cela sur ce continent. D’après Lizzie (ma formidable amie Sino-canadienne) c’est devenu un véritable phénomène de société. Pour ceux de ma génération, boire une cup d’un Starbucks c’est iconic. En fait, nous avions déjà les Jeans délavés taille basse (genre j’ai chié dans mon froc parce que c’est à la mode [oh!]), les lunettes mouches Dolce&Gabana, le caleçon blanc H&M, les converses All Stars customisées, l’IPod nano sur un son de David Guetta, la montre Versace, la ceinture D&G… il nous manquait le verre Starbucks à la main. Aujourd’hui en Amérique du Nord, dans 10 ans en France !

Souvenez-vous de MacDonald. Un MacDo à tous les coins de rue dans les années 80 aux States. Un MacDo à tous les coins de rue dans les années 90 en France. Un Starbucks à tous les coins de rue aux States aujourd’hui, un Starbucks à tous les coins de rue en France, dans 10 ans.

Vous voulez monter une affaire mais n’avez pas d’idée ? Prenez une franchise Starbucks Coffee.

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Un mémoire à garder en tête

Qu’est-ce qui pousse les étudiants à créer leur entreprise ?

En partant d’un constat de l’INSEE sur ce qui pousse les étudiants à créer, illustré par le tableau ci-dessous :

Goût d’entreprendre

43%

Opportunité

25%

Idée nouvelle

11%

Sans emploi choisi

11%

Exemple de l’entourage

7%

Sans emploi contraint

3%

Source : enquête Jeunes diplômés, Insee

Pier-Alain, mon ami créateur pour qui chaque idée est une potentielle entreprise, dépeint le profil type de l’étudiant créateur dans son mémoire intitulé : Les Juniors : catalyseurs de créations d’entreprise ?

Voici ce que j’en ai retenu :

La création d’entreprise : autant une échappatoire qu’un défi

  • La création d’entreprise est vécue par les étudiants et les jeunes diplômés comme un moyen d’échapper à une certaine réalité.
  • La volonté de transgresser les schémas de développement et les considérations traditionnelles est très importante et représentative du profil type du jeune créateur.
  • La mise en place de ses règles et de son entreprise le «place aux commandes». Le jeune créateur d’entreprise est alors celui qui prend la décision en dernier ressort et évalue l’action.

Ainsi la multiplicité des rôles à jouer renforce cette analogie avec un système de jeu. Le jeune chef d’entreprise a l’impression d’user de déguisements, de revêtir des « capes » (commercial, financier, manager…) et d’endosser des rôles, tour à tour, pour faire évoluer son entreprise. Ce rôle de « profession caméléon » est moteur pour les jeunes créateurs.

Liberté, mère de l’entrepreneuriat

De ce profil, je retiens également deux phrases qui soulignent exactement l’esprit de notre blog :

  • « Volonté de créer ses propres règles dans un univers normatif et fermé où seule cette initiative leur paraît un espace de liberté. »
  • « Volonté de « vivre une aventure » que nos sociétés actuelles, aseptisées, génératrices de voies toutes tracées et promotrices de modèles télévisés et formatés, ne proposent plus et ne valorisent pas. »

Rien à ajouter sur ce court extrait d’un mémoire très bien fait sur la création d’entreprise. Pier-Alain aurait pu tomber dans le piège d’un ésotérisme exacerbé, et il nous livre, plus qu’une présentation commune, une vision de la création d’entreprise en France. Cette vision, vous l’aurez à travers différents articles de ce blog rédigés par Pier-Alain et/ou moi-même. A l’issue de ces publications, le mémoire, enrichi des commentaires apportés suite à sa soutenance (cette semaine ! bon courage PA), sera mis à votre disposition.

C’est tout pour aujourd’hui.

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Management participatif… pas tiptop

Tant que nous sommes dans les posts à confidence, je m’en vais vous livrer une pensée personnelle sur le management « à la mode ». Ma pensée s’appuie tout bonnement sur les expériences que j’ai pu avoir, et mes discussions avec des vieux de la vieille.

Problématique simple : comment mettre des personnes qui ne comprennent rien à la tête d’une organisation ?
Réponse simple : en les faisant élire par des personnes qui n’y comprennent rien non plus.

La démocratie en entreprise nous a mené à la bordelocratie. Dans une équipe il faut un patron, à point c’est tout. Comment voulez-vous faire du business si chacun en fait à sa tête ? Cette notion est tellement évidente que l’on trouvera toujours un prétexte à ce délabrement hiérarchique :

- dans une association : « nous sommes bénévoles c’est déjà bien »

- dans une entreprise : « moi je fais ce pourquoi on me paye, c’est tout »

- dans la vie de tous les jours : la démocratie laisse place à la connerie

Nous en revenons à la notion de conviction, d’engagement. Un entrepreneur de renom a dit un jour : « Connaissez-vous la différence entre l’engagement et l’implication ? Et bien c’est très simple. Lorsque une poule pont un œuf, elle s’implique. Lorsque un porc donne sa côte, il s’engage. »

Prenez des engagements ! Vous ne voulez pas d’un patron parce que « ça me soûle » ? Bossez pour devenir le patron. Vous ne voulez pas d’un patron parce que ce n’est plus à la mode ? Créez votre entreprise. Vous ne voulez pas d’un patron, mais vous ne savez pas pourquoi ? Dormez, vous êtes un fainéant.

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