février 22nd, 2008Entreprendre, c’est aussi assurer votre toit et votre pitance
« Planifiez votre travail et travaillez votre plan. »
Que cela signifie-t-il ? C’est justement ce que nous sommes en train de faire. La route de l’entrepreneur est longue, pas de cette longueur dont on veut toucher la fin, elle est longue, large, à mille voies et sans limitation de vitesse. Elle n’a pas de fin.
Avoir des ressources avant de vous lancer dans cette course de fond, ce marathon pour lequel votre esprit vous porte sur les hanches de vos pensées, nécessite un entraînement constant, un équipement adapté, idéalement un entraîneur.
Beaucoup hésitent et abandonnent avant même de se lancer. Les starting blocks ne désemplissent pas, les candidats s’agitent et peuvent se cassent une jambe sur la ligne de départ, beaucoup sont essoufflés avant l’arrivée. De là, comment se lancer dans une « entreprise » qui monopolisera tout notre temps alors que nous devons par ailleurs gagner notre vie ?
En évitant justement qu’elle monopolise tout notre temps et en concentrant son énergie sur un point, toute son énergie, votre « entreprise » aboutira. Certains concepts insuffisamment appliqués dans le monde des affaires permettent pourtant de mieux le comprendre, de mieux le comprendre que vos concurrents :
Il partit comme un trait; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la tortue arriva la première.
“Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l’emporter! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?”
Jean de la Fontaine
Ayez une approche systématique, concentrez vous sur un point, résolvez le, passez au suivant. Il s’agit d’avancer par étape, de découper par étape. Comme le dit Pierre-Olivier, mon ami entrepreneur : « certains regardent le sommet de la montagne et se disent qu’ils n’arriveront jamais à l’atteindre ; moi je regarde son flanc et trouve le chemin menant au premier relais ».
Pour mener son entreprise de son commencement à sa fin, il faut donc inventorier le strict nécessaire: se nourrir et dormir sous un toit, pour nous ce strict nécessaire se nomme « l’alimentaire ». Certes les solutions sont différentes selon que vous soyez encore étudiant ou non, chez vos parents, mariés, divorcés, avec ou sans enfant, en bref tous les critères qui font que vous ne comprenez rien aux impôts.
Vous êtes entrepreneur dans le business, soyez le dans votre vie. Il est coutume d’entendre « il faut toujours faire la part entre le pro et le perso », oui ! et non. En phase avec vous-même, avez-vous pensé à votre entourage ? Vous aurez (certainement) besoin de lui pour garantir « l’alimentaire », alors assurez vous qu’il comprenne ce que vous faites. Le « J’habite chez une copine » façon Michel Blanc peut-être pas (quoi que ?), simplement qui n’a pas entendu lors du repas dominical “tu travailles pour qui maintenant ?”, “tu as créé ton entreprise je sais mais tu fais quoi pour gagner sérieusement ta vie ?” et ce parfois dans la même phrase, par les même personnes au cours du même repas pour les même raisons.
Une fois « l’alimentaire » garni, vous pouvez vous concentrer sur : le business, les affaires, le biz’, la création d’une société ou tout simplement faire ce qu’il vous plait, c’est le plus important.
“Find something that grabs you!”
dixit Steve Ballmer,
“Find something that feeds you!”
me répondent mes proches.
Quelque soit votre projet, assurez vous un niveau de vie minimum > réfléchissez > agissez, c’est cela planifier son travail. Remettre sans cesse à jour cette chronologie, c’est cela travailler son plan.

