« Planifiez votre travail et travaillez votre plan. »

Que cela signifie-t-il ? C’est justement ce que nous sommes en train de faire. La route de l’entrepreneur est longue, pas de cette longueur dont on veut toucher la fin, elle est longue, large, à mille voies et sans limitation de vitesse. Elle n’a pas de fin.

Avoir des ressources avant de vous lancer dans cette course de fond, ce marathon pour lequel votre esprit vous porte sur les hanches de vos pensées, nécessite un entraînement constant, un équipement adapté, idéalement un entraîneur.

Beaucoup hésitent et abandonnent avant même de se lancer. Les starting blocks ne désemplissent pas, les candidats s’agitent et peuvent se cassent une jambe sur la ligne de départ, beaucoup sont essoufflés avant l’arrivée. De là, comment se lancer dans une « entreprise » qui monopolisera tout notre temps alors que nous devons par ailleurs gagner notre vie ?

En évitant justement qu’elle monopolise tout notre temps et en concentrant son énergie sur un point, toute son énergie, votre « entreprise » aboutira. Certains concepts insuffisamment appliqués dans le monde des affaires permettent pourtant de mieux le comprendre, de mieux le comprendre que vos concurrents :

Il partit comme un trait; mais les élans qu’il fit

Furent vains : la tortue arriva la première.

“Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?

De quoi vous sert votre vitesse ?

Moi l’emporter! et que serait-ce

Si vous portiez une maison ?”

Jean de la Fontaine

Ayez une approche systématique, concentrez vous sur un point, résolvez le, passez au suivant. Il s’agit d’avancer par étape, de découper par étape. Comme le dit Pierre-Olivier, mon ami entrepreneur : « certains regardent le sommet de la montagne et se disent qu’ils n’arriveront jamais à l’atteindre ; moi je regarde son flanc et trouve le chemin menant au premier relais ».

Pour mener son entreprise de son commencement à sa fin, il faut donc inventorier le strict nécessaire: se nourrir et dormir sous un toit, pour nous ce strict nécessaire se nomme « l’alimentaire ». Certes les solutions sont différentes selon que vous soyez encore étudiant ou non, chez vos parents, mariés, divorcés, avec ou sans enfant, en bref tous les critères qui font que vous ne comprenez rien aux impôts.

Vous êtes entrepreneur dans le business, soyez le dans votre vie. Il est coutume d’entendre « il faut toujours faire la part entre le pro et le perso », oui ! et non. En phase avec vous-même, avez-vous pensé à votre entourage ? Vous aurez (certainement) besoin de lui pour garantir « l’alimentaire », alors assurez vous qu’il comprenne ce que vous faites. Le « J’habite chez une copine » façon Michel Blanc peut-être pas (quoi que ?), simplement qui n’a pas entendu lors du repas dominical “tu travailles pour qui maintenant ?”, “tu as créé ton entreprise je sais mais tu fais quoi pour gagner sérieusement ta vie ?” et ce parfois dans la même phrase, par les même personnes au cours du même repas pour les même raisons.

Une fois « l’alimentaire » garni, vous pouvez vous concentrer sur : le business, les affaires, le biz’, la création d’une société ou tout simplement faire ce qu’il vous plait, c’est le plus important.

“Find something that grabs you!”

dixit Steve Ballmer,

“Find something that feeds you!”

me répondent mes proches.

Quelque soit votre projet, assurez vous un niveau de vie minimum > réfléchissez > agissez, c’est cela planifier son travail. Remettre sans cesse à jour cette chronologie, c’est cela travailler son plan.

décembre 6th, 2007Le manque de conviction

Bien que cela ait un effet positif dans American History X, puisque Derek (Edward Norton) finit par abandonner l’idée d’être nazi (souvenez-vous lorsque Derek, emprisonné, découvre que ses comparses nazis font du « commerce » avec des chicanos), le manque de conviction est d’une profonde tristesse. Tu es là, pour être là. Tu ne sers à rien quoi. Tu donnes l’impression que le monde se soutient par tes épaules.

Secoue toi Atlas ! Tu n’es pas payé pour rester là comme un con à regarder les mouches voler. Même si ça te fait plaisir, remue tes fesses. Avoir la foi. C’est un concept anglo-saxon. Mais qui sont les anglo-saxons si ce n’est des européens reconvertis ? Nous avons donc laissé filer nos convictions et notre foi avec les Américains. Oussama Ben Laden l’a bien compris. Il se sert d’une foi fanatique pour poursuivre les plus vils desseins.

Sommes nous condamnés à subir la foi des idées les plus malsaines plutôt que de l’utiliser pour faire le bien. Winston Churchill disait : « Construire peut être le fruit d’un travail long et acharné. Détruire peut être l’oeuvre d’une seule journée. » La vie n’est donc pas facile. Vous l’avez choisie ! Parmi des millions de petites entités vivantes vous vous êtes battus et êtes nés. Ne faites pas comme tous ces étudiants d’école de commerce qui, une fois la prépa finie, se mettent au vert jusqu’à la fin de leurs jours ralentissant l’économie au rythme de leur ronflement.

Il faut y croire. Que vous soyez poète, chanteur, compositeur, pigiste, dompteur (quoi que lui y croit déjà), magicien, commerçant, agriculteur, étudiant, réceptionniste… menez votre entreprise à bien. L’entreprise dans le premier sens du terme est toute chose que vous commencez. Alors foncez !

D’où provient le terme intrapreneuriat ? Selon une étude publiée par l’association de recherche en entrepreneuriat et PME, « l’intrapreneuriat est devenu un buzzword depuis la publication d’intrapreneuring (Pinchot 1985) ». Depuis, de nombreux chercheurs et universitaires s’y intéressent à travers la réalisation de diverses études, colloques, conférences et travaux de recherche.

Il n’existe pourtant pas réellement de définition commune de l’intrapreneuriat. Les explications que j’ai pus trouver sont de belles définitions, manquant de pragmatisme. Je préfère l’utilisation qu’en font les Américains, ils parlent de corporate entrepreneurship, soit l’entrepreneuriat au sein de l’entreprise. C’est la meilleure définition que nous pouvons lui donner ; à condition de savoir ce qu’est l’entrepreneuriat, mais là encore, le sujet est vaste (de toute façon, si vous lisez cela, c’est que vous avez au moins une vague notion de ce qu’est l’entrepreneuriat, au mieux vous en êtes des maîtres).

D’un point de vue business, l’intrapreneuriat apporte des bénéfices directs à la structure dans laquelle il se meut :

  • innovation
  • développement d’affaires : implantation de nouvelles unités en externe (succursales, filiales…) ou en interne (département, technologie…)
  • création de connaissances

Au final, l’intrapreneuriat contribue au développement économique et à l’avantage compétitif de l’entreprise. Il accroît sa performance.

De grands groupes sans âmes, aux organisations « surprocessisées », reviennent au modèle humain qui les a fait naître : le profil entrepreneur. Redonner vie à ces grosses machines par l’entrepreneuriat. C’est le pari qu’a pris PPR, si l’on s’en fit à leur slogan : « Entreprendre, notre grande aventure ».

En somme, l’intrapreneuriat est juste un terme nouveau pour désigner ce que font les entreprises performantes depuis longtemps. Il est comme le nez au milieu de la figure. On ne le voit pas, et on sait qu’il est là. Pour le voir nous avons besoin d’un miroir. Avec l’intrapreneuriat, c’est la même chose. L’entrepreneur est ainsi le miroir de l’entreprise…


© 2007 jmblc | iKon Wordpress Theme by TextNData | Powered by Wordpress | rakCha web directory