L’entrepreneur que je suis a été récemment confronté, depuis que j’ai arrêté ma première entreprise (qui n’a pas atteint le seuil de rentabilité), que j’ai pris un job salarié pour vivre (directeur de magasin « Le Repaire de Bacchus ») et que je développe tout de même une nouvelle activité, dans le monde du vin, en auto-entrepreneur (statut que j’eu critiqué dans un précédent post) activité qui d’ailleurs démarre fort (fort de ma première expérience [effet de style]), en bref j’ai été confronté à des « tu as enfin une vie normale, tu travailles ».Parce qu’on est salarié, on est normal. Parce qu’on est entrepreneur on ne travaille pas.

Stupéfiante analyse que celle de personnes qui n’ont jamais imaginé autrement leur vie que par le confort matériel apporté assurément par la tranquillité d’un CDI. Vive la France, pays en voie de sous-développement (mais c’est un autre sujet).

Pour répondre à ceux qui pensent que rêver est un crime, je leur confirme qu’il est indissociable de la vie difficile d’un entrepreneur, surtout lorsqu’il commence. Il ne tient que par le rêve (je ne mentionne pas les fils à papa [certains sont respectables] qui tiennent par papa, bien évidemment). David Bornstein vous explique cela mieux que moi :

« Il y a des entrepreneurs à de nombreuses échelles. Certains créent de petites structures, certains des moyennes, d’autres des grandes. La différence réside dans ce qui est le plus important pour eux dans la vie, jusqu’à quel point se permettent-ils de rêver, et où s’arrêtent-ils sur ce chemin.

Sans aucun doute, des millions de micro-entrepreneurs d’Afrique, du Bangladesh et partout à travers les pays en développement forment d’importants groupes de potentiels inexploités et sous-utilisés. »

Pour ceux qui se demandent pourquoi ma première entreprise ne s’est pas envolée vers les seuils de la rentabilité, David Bornstein vous explique :

« Les entrepreneurs réussissent uniquement selon leur capacité à rassembler des hommes et des femmes aux talents et compétences différents, qui construisent, ensemble, des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire seuls. Les entrepreneurs sont des catalyseurs organisant les ressources. On a besoin de beaucoup de mains travaillant ensemble pour réaliser un changement qui soit significatif. »

Seul ou mal accompagné, on n’arrive à rien (et c’est aussi un autre sujet).

Merci David B.

Son blog http://davidbornstein.wordpress.com

Sa vie http://en.wikipedia.org/wiki/David_Bornstein

février 20th, 2009Interview CrossMediaPub

Le temps a été long pour que je puisse enfin poser ces mots sur ce « papier électronique ». Ils sont l’évidence même que nous n’avons pas le temps d’écrire, ce qui, je le conçois, signifie sûrement que vous n’avez pas le temps de lire.

Alors écoutons !

… avant cela… tout de même… une introduction ‘‘0% matière grasse’’.

Au moment de cette interview, Pier-Alain et Pierre-Olivier sont « théoriquement » deux simples étudiants en fin de cursus dans une école supérieure de commerce post bac parisienne, ils ont alors 22 ans.

En pratique, ils finissent leurs études et travaillent depuis 18 mois sur leur projet de création d’entreprise.

La volonté d’un homme de partager une idée. Une première rencontre… une deuxième rencontre… le bain encore froid, ils se jettent à l’eau.

Dans cette interview, Pier-Alain et Pierre-Olivier nous livrent leur vision, leur expérience et leurs conseils.

Note à beuné : Créateur jusqu’au bout des doigts, Pier-Alain nous a réalisé une table en gomme jaune qu’il manipule durant tout l’entretien…


« L’entrepreneur est un éternel insatisfait » nous dit Pierre-Olivier.

Le fait de tout mettre pour […] arriver à son objectif, peu importe ce qu’il est, c’est être entrepreneur.

Pier-Alain et Pierre-Olivier sont devenus entrepreneurs le jour où ils sont entrés dans la Junior-Entreprise de EDC, il y a 5 ans.

C’est pourquoi…

Hier ils se sont lancés..

Aujourd’hui ils n’ont pas peur de poursuivre un projet d’envergure qui demande un fort investissement financier et humain, ainsi qu’une bonne dose de résistance pour que celui-ci perdure.


Apprendre à entreprendre par l’action est d’après moi primordial. En effet, mieux vaut se planter avant d’engager toute sa vie dans un projet – l’activité associative dans laquelle on mène un projet de A à Z est pour cela une excellente expérience - bien que l’échec puisse et doit, comme nous le dit Pier-Alain, être un élément de valorisation de son expérience personnelle (élément rarement évident).


Alors à quoi penser quand nous nous lançons ? souhaitons nous lancer ? sommes lancés depuis peu ?

Retenons que le réseau joue un rôle important. Pier-Alain et Pierre-Olivier s’entourent de personnes qualifiées d’où ont germés l’idée, le capital et les conseils. Il faut le cultiver !

Ensuite, les étapes de la création ont été rigoureusement suivies. Comme ils nous le disent, lorsque l’on regarde la fin, l’entreprise (dans le sens large du terme) ; l’objectif paraît gros, trop gros.

Et lorsqu’on découpe les étapes une par une, on se rend compte que le gâteau de cette entreprise est finalement mince, il n’est qu’une part du gâteau de notre vie. Imaginez alors l’effet qu’aura le reste sur votre existence… la cerise !… la chantilly !


Le reste c’est : avancer, les pieds sur terre, avec passion et envie…

Le Salon des Entrepreneurs ouvre ses portes du Mercredi 4 au Jeudi 5 février 2009 au Palais des Congrès à Paris, et nous présente à l’affiche : le Staut d’Auto-Entrepreneur.

Ce statut est le fruit de la loi de Modernisation de l’économie, adoptée le 22 juillet 2008 et promulguée le 5 août 2008.

Qu’est-ce que ce statut plébiscité par notre cher gouvernement depuis septembre 2008 ?

Rassurez-vous, je ne vais pas m’étendre sur les caractéristiques “techniques” du statut (dont vous trouvez le résumé en 10 points sur le doc suivant : doc suivant), simplement tenter de comprendre la plus-value apportée par un tel projet.

Ce statut est sensé simplifier la création d’une activité, donc booster la création d’entreprise qui n’est autre qu’une création de valeur, donc injecter des ressources financières dans l’économie (autrement dit de l’huile dans les rouages de la mécanique), donc d’un point de vue macro-économique (passé par les raccourcis d’une réflexion que le support blog ne permet pas) : générer de la croissance pour le pays ! youpi !

Certes, le statut d’auto-entrepreneur vous évite de pointer au Greffe du Tribunal de Commerce de votre lieu d’établissement et vous fait ainsi économiser du temps et entre 65 et 200 euros TTC de formalités administratives,

Certes, le statut d’auto-entrepreneur peut vous éviter de payer un impôt sur les bénéfices A CONDITION d’opter pour le régime micro-fiscal simplifié et micro-social simplifié et A CONDITION de remplir les CONDITIONS fiscales indiquées… ce qui nous fait beaucoup de “CONDITIONS”,

Certes, vos obligations comptables sont allégées,

Certes, votre responsabilité illimitée peut être limitée en effectuant devant notaire une déclaration d’insaisissabilité de votre résidence principale et de tout bien immobilier non affecté à votre usage professionnel… ce qui effectivement prend tout son sens quand ce même statut facilite l’utilisation de son habitation comme local professionnel (facilitation = pas de déclaration nécessaire contrairement à d’autres statuts) et qui bien évidemment prend tout son sens quand on ne sait pas que l’auto-entrepreneur est quelqu’un qui “roule sur l’or” [ironie quand tu nous tiens…],

Quelle modernisation incroyable !… un véritable pas en avant !… notamment quand on sait que : en fait le régime fiscal de l’auto-entrepreneur est le même que celui de la micro-entreprise (”tout pareil”) et que finalement quelle différence y a-t-il entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur ?

Deux !

1. auto-entrepreneur : pas de chiffre d’affaires = pas de charges
2. auto-entrepreneur : pas d’immatriculation au RCS = pas de numéro de SIRET

si je suis déjà lancé, c’est bien, j’harmonise mon activité aux yeux de l’Etat et j’existe à ces doux yeux de gentil associé (obligatoire).
si je veux me lancer, je ne m’immatricule pas au RCS, je n’ai pas de numéro de SIRET, je ne suis pas crédible, je n’ai pas de chiffre d’affaires… GENIAL ! je ne paie pas de charges.

Le statut d’auto-entrepreneur serait-il un moyen de blanchir l’argent généré au noir par certains étudiants, artisans et “petit-boulotiers” sur de l’activité déjà existante ?

janvier 3rd, 2009Quand on est…

Quand on est jeune, on se dit… “qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?” et puis on ne sait pas alors on avance dans sa vie, on avance, on avance et on se rend compte que nous avons construit quelque chose : “j’ai un appart’ plutôt sympa, ma copine me gave un peu mais ça va, mes parents me laissent tranquilles (ce qu’il faut de tranquille), mon taf est plutôt cool, et je gagne suffisamment de blé pour sortir avec mes potes… une vie pépère en somme !”.Oui.

On se lance et on ne s’en rend pas compte, car c’est vital ! Nous y sommes obligés.

Quand on est jeune entrepreneur, on ne se dit pas… “qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?” et puis on sait qu’on avance dans sa vie, on avance, on avance et on construit chaque jour ce pont qui nous relit à la vie : “j’ai un matelas plutôt sympa, ma copine me gave…ra quand j’en aurai une, mes parents ne me laissent pas tranquille, mon taf… mon taf… est GENIAL même si je ne gagne pas suffisamment de blé pour sortir avec mes potes, je sors quand même avec eux, je vis une aventure humaine extraordinaire, ce qui me rend extraordinaire… une vie intense !”.

Oui.

On ne se lance pas parce que c’est vital, on s’en rend compte et entreprendre devient génial.

Quand on est entrepreneur, on se dit… “qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ?” et puis on rencontre de jeunes loups (néanmoins sympathiques), on les fait avancer, on sait qu’on les fait avancer dans leur vie, et on se rend compte qu’ils construisent quelque chose d’extraordinaire dans une aventure humaine dans laquelle on est aussi embarqué… ce qui redonne du goût à notre vie… une vie de pépère intense !”.

Oui.

On se lance, on est lancé et on ne s’arrête plus une fois y avoir goûté. C’est ça l’entrepreneuriat.

Les 3 scénarios diffèrent d’un Homme à un autre, on y retrouve toutefois un squelette commun, une ligne commune.
Les 3 moralités (sans moral) sont, elles, universelles.

Bonne Année 2009.


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