Une conversation avec Pierre-Olivier (que vous verrez prochainement en interview sur ce blog [et oui, je ne maîtrise toujours pas ce foutu logiciel. Ça vient ça vient !]) m’a rappelée un résumé, qu’il ma envoyé, d’une conférence sur le thème « comment convaincre son banquier ».Cela s’est passé lors du Salon des Micro-Entreprises, en ce début d’année universitaire. Les intervenants étaient :

  • M. Jean-Philippe Deltour: Fondateur de Crédit Relax, société de courtage en financements professionnels. Le courtage consiste en une aide dans le montage des dossiers bancaires, la transmission de ceux-ci aux services concernés des différentes banques (8 en partenariat) puis, dans le cas d’une réponse positive, en une mise en relation avec le conseiller bancaire.
  • M. Jean-Pierre Contastin: Responsable du service franchise et prescription de la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France.
  • M. Gaspard Desouches: Gérant d’un Vidéofutur, d’une sandwicherie et d’un bar-brasserie à Suresnes, soit 18 salariés en tout.
  • M. Antoine Roux: Ancien salarié SFR, il est gérant d’un espace SFR sous la forme de franchise à Paris 20 (Ménilmontant).

PO et moi vous livrons donc quelques conseils pratiques, issus de l’expérience de professionnels avisés :

Lors de la présentation d’un dossier à un banquier, différents éléments sont particulièrement pris en compte :

  • Le temps pris pour mûrir le projet puis le présenter
  • La maturité et la connaissance du sujet
  • L’historique du porteur de projet et la logique avec son passé
  • Le dimensionnement du projet
  • L’apport personnel du ou des porteurs de projet
  • La rentabilité du projet

Certains points sont particulièrement sensibles pour un banquier :

  • Le dossier ne doit pas être «au kilo». Il doit être simple, concret et étayé
  • La partie financière, et particulièrement la décomposition du CA
  • Le professionnalisme du ou des porteurs de projet

L’apport personnel du créateur :

L’usage veut qu’il soit d’au moins 30% de la somme totale nécessaire au lancement. Ceci correspondant à l’engagement minimum du créateur vis-à-vis du banquier dans son propre projet. De plus, une étude a montré qu’un financement de création à 100% induirait des échéances de prêts trop importantes pour être supportées par une structure naissante. Son développement serait donc étouffé dès le lancement.

Cependant, le créateur ne doit pas mettre tout son patrimoine dans sa création. Il doit garder quelques moyens pour vivre pendant les premiers temps pendant lesquels il ne pourra pas forcément se rémunérer.

Pour information, un prêt professionnel est 7 fois plus risqué pour le banquier qu’un prêt à un particulier.

Pour aider au financement, il existe des organismes de cautionnement comme Oséo ou la SACCEF (organisme de la Caisse d’Epargne). Ces organismes se portent caution jusqu’à 70% des prêts pour les créations d’entreprise. Les banquiers sont en relation directe avec ces organismes.

Au final, comme souvent, le pragmatisme et le bon sens représentent les meilleurs outils dont nous, entrepreneurs de notre avenir, pouvons nous doter.