D’où provient le terme intrapreneuriat ? Selon une étude publiée par l’association de recherche en entrepreneuriat et PME, « l’intrapreneuriat est devenu un buzzword depuis la publication d’intrapreneuring (Pinchot 1985) ». Depuis, de nombreux chercheurs et universitaires s’y intéressent à travers la réalisation de diverses études, colloques, conférences et travaux de recherche.

Il n’existe pourtant pas réellement de définition commune de l’intrapreneuriat. Les explications que j’ai pus trouver sont de belles définitions, manquant de pragmatisme. Je préfère l’utilisation qu’en font les Américains, ils parlent de corporate entrepreneurship, soit l’entrepreneuriat au sein de l’entreprise. C’est la meilleure définition que nous pouvons lui donner ; à condition de savoir ce qu’est l’entrepreneuriat, mais là encore, le sujet est vaste (de toute façon, si vous lisez cela, c’est que vous avez au moins une vague notion de ce qu’est l’entrepreneuriat, au mieux vous en êtes des maîtres).

D’un point de vue business, l’intrapreneuriat apporte des bénéfices directs à la structure dans laquelle il se meut :

  • innovation
  • développement d’affaires : implantation de nouvelles unités en externe (succursales, filiales…) ou en interne (département, technologie…)
  • création de connaissances

Au final, l’intrapreneuriat contribue au développement économique et à l’avantage compétitif de l’entreprise. Il accroît sa performance.

De grands groupes sans âmes, aux organisations « surprocessisées », reviennent au modèle humain qui les a fait naître : le profil entrepreneur. Redonner vie à ces grosses machines par l’entrepreneuriat. C’est le pari qu’a pris PPR, si l’on s’en fit à leur slogan : « Entreprendre, notre grande aventure ».

En somme, l’intrapreneuriat est juste un terme nouveau pour désigner ce que font les entreprises performantes depuis longtemps. Il est comme le nez au milieu de la figure. On ne le voit pas, et on sait qu’il est là. Pour le voir nous avons besoin d’un miroir. Avec l’intrapreneuriat, c’est la même chose. L’entrepreneur est ainsi le miroir de l’entreprise…