Vous êtes entrepreneur, vous démarrez, vous êtes une grenouille qui souhaite ressembler à un bœuf… ? … ne jouez pas les apprentis sorciers, sachez choisir les bons mots :

On ne dit pas « je démarre tout juste », on dit « nous sommes »

On ne dit pas « je n’ai pas de clients », on dit « j’ai trop de clients »

On ne dit pas « je fais de la prospection comme un acharné », on dit « les clients viennent à moi naturellement »

On ne dit pas « salarié », on dit « stagiaire »

On ne dit pas « j’ai une petite entreprise », on dit « je fais de grandes choses »

On ne dit pas « je », on dit « nous »

On ne dit pas « non », on dit « oui »

On ne dit pas qu’on ne dit pas, on fait, c’est tout.

Lorsque l’on démarre une entreprise, deux défauts à ne pas traîner :
- manque de confiance en soi
- syndrome du gentil copain
Ajoutez à cela un statut généralement peu brillant : manque de structure, de finance, de contacts, de ressources humaines, de sommeil, de crédibilité…

…vous avez la salade du créateur looser.

De là, que faire ?

Dans les affaires :
- ne pas être sûr de soi, c’est mauvais ;
- se dévoiler à ses interlocuteurs au point d’être à poil devant tous, c’est mauvais ;
- dépasser la transparence, bravo ! vous êtes invisible.
Ne pas mentir… évidemment… et ne pas forniquer avec la vérité… même protégé… il faut simplement caresser leur idée ! Comme le disait Friedrich Nietzsche : « Quand on a la foi, on peut se passer de la vérité ».

La grenouille n’est pas un bœuf, elle ne peut tirer les mêmes charges,
Donc évitez de vous endetter, il y a d’autres moyens de paraître installer et de l’être (les mots que vous utilisez d’une part, les ressources que vous employez d’autre part).

La grenouille n’est pas un bœuf, elle ne peut affronter ses prédateurs de front,
Donc contournez les obstacles, vous démarrez ? profitez-en pour tordre votre business model facilement et vous adapter.

La grenouille n’est pas un bœuf, elle ne peut attendre qu’une main la nourrisse,
Donc prospectez, prospectez, prospectez…

La grenouille n’est pas un bœuf certes, mais elle peut avoir la volonté du bœuf et s’habiller de sa force par choix,
Donc parlez de votre futur ; face aux tiers, faites-le au présent !

Et là tout le monde a décroché.

En bref :
1. ne cachez pas la vérité, montrez en le sommet (façon Iceberg contre Titanic : Iceberg 1 / Titanic 0) ;
2. ne mentez pas, parlez de vos ambitions au présent.

Tout ça pourquoi ?
Pour une deuxième, dernière et clôturante (c’est de moi) citation : « On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu » Papa Charlie dit De Gaulle.

Aujourd’hui j’ai croisé un fashion-boy aux accents Nord-Américains : son style, sa démarche, et sa tasse en carton-pâte Starbucks. Cela m’a rappelé mon séjour estival au Canada et aux Etats-Unis.

De Toronto à Chicago en passant par Montréal et Ottawa, la croissance florissante de ces cafés vous pousse à croire que l’on ne peut boire que cela sur ce continent. D’après Lizzie (ma formidable amie Sino-canadienne) c’est devenu un véritable phénomène de société. Pour ceux de ma génération, boire une cup d’un Starbucks c’est iconic. En fait, nous avions déjà les Jeans délavés taille basse (genre j’ai chié dans mon froc parce que c’est à la mode [oh!]), les lunettes mouches Dolce&Gabana, le caleçon blanc H&M, les converses All Stars customisées, l’IPod nano sur un son de David Guetta, la montre Versace, la ceinture D&G… il nous manquait le verre Starbucks à la main. Aujourd’hui en Amérique du Nord, dans 10 ans en France !

Souvenez-vous de MacDonald. Un MacDo à tous les coins de rue dans les années 80 aux States. Un MacDo à tous les coins de rue dans les années 90 en France. Un Starbucks à tous les coins de rue aux States aujourd’hui, un Starbucks à tous les coins de rue en France, dans 10 ans.

Vous voulez monter une affaire mais n’avez pas d’idée ? Prenez une franchise Starbucks Coffee.

octobre 30th, 2007Et le blog fut…

Pour faire suite à quelques demandes de premiers lecteurs, voici comment nous voyons blog.jmblc.com :

Aujourd’hui

  • fréquence de publication : tous les mardi 18h + articles ponctuels
  • ligne éditoriale : parler de business sans complexe
  • thèmes traités :
    • entrepreneuriat
    • marketing personnel

Nous commençons par l’entrepreneuriat et le marketing personnel, car ces deux choix reflètent ce que nous faisons au quotidien. De plus, l’entrepreneuriat sera notre thème central, dans toutes ses déclinaisons possibles.

Demain

  • fréquence de publication : deux fois par semaine + articles “spécial jmblc”
  • ligne éditoriale : parler de business sans complexe
  • thèmes traités :
    • management
    • art de convaincre
    • représentation d’entreprise…

Nous nous lancerons sur les domaines qui vous intéressent ; alors n’hésitez pas à nous envoyer vos idées. Le but du blog est sa ligne éditoriale.

Ainsi l’idée en terme de contenu est d’apporter nos analyses de jeunes entrepreneurs. Nous ne sommes pas là pour jouer les experts, mais allons nous en entourer. Nous commençons sans prétention, l’objectif étant de promouvoir l’entrepreneuriat et le business en sortant du protocole “je suis formaté, j’ai tout planifié”.
Nous positionnons notre blog comme une plateforme d’idées concrètes, de conseils pratiques, de pistes de réflexion, de réseau et de business. Quant à nous, les auteurs, c’est un excellent moyen de rester informé, d’avoir des critiques constructives sur ce que nous exprimons et de créer des liens personnels ou professionnels.

Comment ? En nous appuyant sur nos expériences personnelles, et surtout via des interviews diffusés sous forme d’articles écrits et de podcast son et vidéo (la première devrait apparaître dès la semaine prochaine).

octobre 11th, 2007Facebook ou Fessebook ?

Des profils aux informations trop intimes révèlent-ils une tendance à l’exhibition intellectuelle ? Vues politiques, religion, orientation sexuelle, liaison amoureuse, « feed », « mini-feed »… Nous nous mettons à nu devant nos amis, nos copains d’enfance, nos proches, nos collègues, et bientôt de potentiels recruteurs.

Facebook est un réseau social entre potes. C’est vrai. On y déconne, on y joue, on y retrouve de vieilles connaissances… et surtout on y manage son identité numérique, qu’on le veuille ou non. Il est indispensable de prendre conscience que son profil Facebook fait partie intégrante de la gestion de son identité online.
Certes il est possible de gérer l’accessibilité à ses informations personnelles en paramétrant son compte personnel. Il n’empêche. D’après zdnet, 82% des utilisateurs de Facebook ont accepté l’ajout d’une personne fictive à leur réseau d’ami ! Un intrus qui peut vous coûter cher.

Exemple très simple : je suis un salarié d’une entreprise A, je créé le profil (fictif) d’un gentil garçon (ou d’une belle créature), me connecte à ma cible de l’entreprise B, et pompe allégrement des informations utiles dans ma négociation.
Si je suis sage, je m’appuierai sur les traits de sa personnalité pour identifier son comportement et en tirer le meilleur parti lors de la négociation.
Si je suis vil, j’utiliserai les photos qui le compromettent pour le faire chanter.

Dans un monde idyllique et chantant, on peut également le voir de manière positive : je connais son anniversaire, donc je lui souhaite. Je connais ses goût musicaux, ce qui nous fait un sujet de discussion pour sympathiser, se faire confiance et entrer dans le vif du business avec facilité.

Fessebook

Vous dévoilez votre intellect et savez ce que vous faites : bienvenue sur Facebook. Retrouvez de vieux potes, entretenez votre réseau d’amis et cultivez vos centres d’intérêts.

Toutefois, de l’exhibition intellectuelle à une exhibition totale, il n’y a qu’un pas. Vous voulez le franchir ? Créez votre Fessebook.

————————————————————-
Facebook en chiffres :
- 42 millions de visites mensuelles
- 24 millions d’utilisateurs
- 100 000 nouveaux utilisateurs chaque semaine


© 2007 jmblc | iKon Wordpress Theme by TextNData | Powered by Wordpress | rakCha web directory